ASR Ouagadougou – 5ème jour – Suite et fin


Par Ablawa


Jour 5 d’ASR à Ouaga : Suite et fin de la formation des animateurs de vie

eff burkina 14 - Copie

Démarré depuis le lundi 16 novembre dernier, la formation « Aimer Sans Regrets » à
Ouagadougou a pris fin ce vendredi. Elle a connu la participation de 82 animateurs venant de Compassion International.

 

Pendant cinq jours, les formateurs Yao et Jeanne N’Guettia venus de la Côte d’Ivoire (relais EFFen Afrique de l’Ouest) ont su amener chaque participant à une ouverture d’esprit afin de recevoir la formation et d’être capable de la transmettre aux enfants et adolescents.

 

Cette dernière journée a commencé par une exhortation donnée par un participant. En se basant sur le livre d’Ezéchiel 3 v 17 à 21, il a invité ses collègues à être des sentinelles qui vont avertir les jeunes du danger lié aux mauvaises pratiques sexuelles.

 

La journée fut marquée par deux minutes de silence pour écouter la réponse de Dieu à cette question : « Seigneur, pourquoi as-­tu permis que je suive cette formation ? », un exercice qui fut bien apprécié par les participants. Il y a eu également une mise en scène de l’activité « Anatomie d’un jeune victime des médias ».

 

En dehors de l’étude des sessions du guide de l’animateur, le formateur Yao a mis l’accent sur les recommandations de Dieu aux israélites sur la sexualité (Lévitique 18) et les instructions données dans le livre des Proverbes 5, 6 et 7.

 

La journée s’est achevée par les mots de remerciements des formateurs et des organisateurs (Yonli Diaboado Philibert et Zoungrana Souleymane de FCF) et par la remise des certificats.

 

Le couple Yao et Jeanne N’Guettia se prépare maintenant pour la formation des pasteurs sur le même module « Aimer sans Regrets » à partir du lundi 23 novembre prochain.

 

A Dieu toute la Gloire !!!

Anecdotes…

 

Il y a quelques années dans l’une de nos églises, une fille de pasteur était tombée enceinte sans mariage et chaque pasteur de l’église devait passer avec une chicotte pour la frapper. Mais, après cet événement, tous les pasteurs qui ont puni cette fille ont eu leur fille enceinte hors mariage. C’était comme une justice divine.

 

Quand j’étais au cours secondaire, au cours d’une année scolaire, un garçon m’a envoyé une lettre d’amour. En guise de réponse, j’ai souligné au stylo rouge toutes les fautes qu’il y avait dans la lettre et je lui ai mis une note de zéro. J’ai même dessiné ce zéro avec des oreilles, des yeux et une bouche. Quand j’ai renvoyé la lettre au garçon, il était très furieux et a mobilisé tous ses camarades pour me frapper. Il a fallu que mes parents m’attendent à la fin des cours ce jour là pour que j’aie la vie sauve…

 

Images…

ouaga 2015

 

eff burkina 15 - Copie

ASR Ouagadougou – 4ème jour


Par Ablawa


Jour 4 d’ASR à Ouagadougou : « Je n’ai jamais parlé de ce qui est arrivé à mes parents… »

 

eff burkina 11
Le jour 4 de la formation ASR à Ouagadougou fut consacré à l’étude de la session 4 du guide de l’animateur. Il s’agissait de l’importance des convictions qui prend en compte la connaissance de soi, la maturité et la différence entre amour, désir et coup de foudre.

 

Le formateur Yao N’Guettia a su amener les participants à rompre le silence sur ce qu’ils ont vécu dans leur enfance ou leur adolescence : premier coup de foudre, abus sexuels, violence, etc.

 

Voici quelques témoignages :

 

« J’ai eu un père très sévère qui battait ma maman très souvent. J’avais 14 ans quand il est décédé du sida. On a su qu’il était séropositif 2 ans après sa mort. Mais, son comportement m’a traumatisé et jusqu’à l’âge de 22 ans, je n’aimais pas qu’un homme m’aborde. J’avais même décidé d’apprendre le karaté pour frapper les hommes qui vont essayer de s’approcher de moi puisque dans ma tête, ils ne viennent que pour me battre ou me donner le sida ».

 

« Quand j’étais enfant, mes parents n’étaient jamais là. J’avais besoin de me sentir aimer. Alors, quand il y avait un invité à la maison, je dormais avec ce dernier. C’est ainsi qu’un ami de mon père en a profité pour abuser de moi plusieurs fois. Une nuit par exemple, quand j’avais 5 ans, il m’a obligé à le masturber… Je n’ai jamais parlé de cela à mes parents. »

 

« J’ai eu mon premier coup de foudre à l’âge de 18 ans. C’était avec le futur mari de ma cousine. Chaque fois qu’il venait à la maison, il était très gentil avec moi et me disait qu’il allait m’épouser. En plus, il avait perdu sa maman et j’éprouvais beaucoup de compassion pour lui. Mais, cela n’a pas continué parce que j’ai compris qu’il voulait plus… »

 

« Dans mon adolescence, on voulait m’obliger à épouser un homme que je n’aimais pas et les responsables de mon église étaient impliqués. Alors, j’ai quitté l’église, mais ma maman n’était pas contente de moi et ne me donnait pas à manger chaque fois que j’allais dans l’autre église. Cela m’a traumatisé et je ne voulais plus me marier. Mais, je remercie Dieu parce qu’il a amené dans ma vie un homme qui m’a aidé à comprendre la parole de Dieu »

 

« J’ai eu mon premier coup de foudre avec mon professeur de mathématiques quand j’étais en classe de sixième. J’avais 12 ans. C’était quelqu’un de méthodique et de rigoureux. Il m’avait vraiment impressionné et j’étais tombée amoureuse. Quand il venait en classe, mon cœur battait très fort. Mais, petit à petit, j’ai commencé par me dire que c’était quand même une personne très âgée et en plus il est venu aux journées culturelles avec sa femme et mes yeux se sont ouverts… »

 

Et quelques images :

eff burkina 12

eff burkina 13

ASR Ouagadougou – 3ème jour


Par Ablawa Boko


 

Jour 3 d’ASR à Ouaga : « Après ces 2 jours de formation, je suis en train de renaître… »

ASR_picto_smiley

La troisième journée d’« Aimer Sans Regrets » à Ouagadougou a commencé par l’appréciation des participants sur la formation et elle fut parsemée de témoignages sur des vécus personnels.

Les langues se sont totalement déliées…

Quelques témoignages…

« Je viens d’entendre à cette formation ce que mes parents n’ont pas pu me dire. J’en avais besoin dans mon jeune âge pour bien gérer ma vie. Je vais donc en parler aux jeunes afin qu’ils prennent soin de leur corps pour ne pas le regretter dans leur vie ».

« Franchement, après ces deux jours, je suis en train de renaître, en train de prendre de nouvelles ailes pour continuer. C’est une grâce que Dieu m’a donné et je suis très contente ».

« Pendant ces deux jours, j’ai reçu beaucoup de choses surtout sur les conséquences de la sexualité avec l’exemple de Dina. Le mode d’emploi m’a également permis de comprendre que chaque membre de notre corps a une fonction bien particulière que Dieu a prévu ».

« Les vidéos projetées me donnent l’image d’une jeunesse laissée à elle-­même et qui souffre beaucoup. C’est un appel fort à chacun de nous et nous devons continuer à en parler sinon il n’y aura pas de changement, pas de progrès ».

« Je remercie le seigneur pour cet enseignement qui me donne la force d’aller de l’avant. J’ai reçu un plus et cela va me permettre d’aller plus en profondeur avec les jeunes de mon église que j’ai décidé de rencontrer chaque mois ».

« On nous dit d’enseigner aux enfants que le sexe est un cadeau que Dieu leur a donné, mais on n’avait pas les outils qu’il faut pour bien dispenser cet enseignement. Chez moi, je disais à mes enfants que s’ils ne se gardent pas pur, leur mariage n’allait pas être célébré à l’église, juste pour leur faire peur parce que je ne savais pas ce qu’il fallait leur dire. Mais, maintenant j’ai beaucoup d’éléments pour leur parler de la sexualité ».

« Après ces deux jours, je constate qu’il y a encore du travail à faire auprès des jeunes. J’ai découvert une « mine » et cela va beaucoup m’aider à faire le travail ».

« L’église n’est pas épargné et cette formation montre qu’il y a un travail à recommencer à ce niveau. Nous devons redoubler d’efforts et continuer à nous battre parce que nous avons les outils nécessaires à présent pour informer les jeunes ».

Quelques images…

eff burkina 8

eff burkina 9

eff burkina 10

ASR Ouagadougou – 2ème jour


Par Ablawa Boko


Jour 2 d’ASR à Ouagadougou : les participants découvrent qui ils sont !

La deuxième journée de la formation « Aimer Sans Regrets » de Ouagadougou a commencé par une prière, des louanges et une petite exhortation de Zoungrana Souleymane (membre FCF) sur le rôle d’un animateur. Il l’assimile au médecin dont parle la Bible dans Jérémie 8 v 21-­22 et qui va recevoir le baume à travers cette formation pour venir en aide aux jeunes.

 

Après cela, le formateur Yao N’Guettia a amené l’assistance à la découverte de l’être humain (homme et femme) à travers la session 3 du guide de l’animateur et le livret de l’élève. Les sessions 1 et 2 qui concernent le mode d’emploi et la vidéo de témoignages qui avaient déjà été abordés le premier jour ont également été revus pour la dizaine de participants qui s’est ajoutée.

 

Les échanges ont particulièrement eu lieu autour de faits bibliques cités par Yao pour montrer que le « sexe » ou la sexualité ne doit pas être considéré comme une affaire privée puisqu’un seul acte sexuel peut avoir des conséquences sur tout un peuple (la fille de Jacob dans Genèse 34 et de Samson dans Juges 13). Les participants ont donc compris la nécessité d’en parler sans tabou afin d’amener les jeunes à prendre la bonne décision.

 

Quelques témoignages…

 

Parler du sexe à son enfant…

Une participante raconte  : « Pour dire à sa fille qu’il ne faut pas coucher avec les garçons, une mère lui jette de la pâte de maïs chaude sur les cuisses. La fille se brûle et elle lui dit que c’est ce qu’elle ressentira lorsqu’elle aura des rapports sexuels avec un homme. Une fois mariée, cette fille a eu des difficultés à se donner à son époux ».

Toujours sur le même sujet, un autre participant donne le cas d’une mère qui met de la braise dans la main de sa fille pour lui dire que ce sont les douleurs qu’elle ressentira lorsqu’elle aura des rapports sexuels avec un homme.

 

Renier une femme qui a perdu sa virginité…

 

Sur l’état de la femme (vierge ou non) avant le mariage, un participant affirme que « ce n’est pas parce qu’un homme est mauvais (pas sérieux sur le plan sexuel) qu’il ne va pas désirer ce qui est bien (une femme vierge) ». Il est même catégorique sur le fait qu’un homme peut renier sa femme après le mariage s’il apprenait que cette dernière aurait eu des rapports sexuels avec plusieurs hommes avant de l’épouser…

 

Cette réaction qui a mis fin à la journée a suscité beaucoup de commentaires…

 

Quelques images…

eff burkina 4

eff burkina 6

eff burkina 5

ASR à Ouagadougou – 1er jour


Par Ablawa Boko


Formation «Aimer Sans Regrets» à Ouagadougou : une première journée réussie !

Le séminaire « Aimer Sans Regrets » organisé à Ouagadougou au Burkina Faso a effectivement démarré ce lundi 16 novembre 2015 à 9 h.

Il a réuni environ 70 participants au siège de l’Association des Servantes du Christ des Églises des Assemblées de Dieu à Dassasgho.

Sur initiative de l’association «Famille, Citoyenneté et Foi» (FCF) qui est le relais d’EFF au Burkina Faso, une formation « Aimer Sans Regrets » est initiée à l’endroit des encadreurs des enfants et des jeunes à Ouagadougou.

Les formateurs, le couple Yao et Jeanne N’Guettia relais EFF en Côte d’Ivoire, sont arrivés très tôt à Ouagadougou ce lundi.

La première journée a démarré avec la prière et l’exhortation de Zoungrana Souleymane un membre FCF, suivi de quelques mises au point de Yonli Diaboado Philibert, secrétaire permanent de l’association.

Le couple Yao et Jeanne N’Guettia a alors planté le décor. Après une présentation d’EFF International et de ses 4 formations, Yao a bien réussi à mettre tous les participants à l’aise pour aborder la question de la sexualité qui reste encore un tabou chez certains.

Les langues se sont peu à peu déliées, ce qui a permis de recueillir quelques témoignages.

Deux projections ont marqué l’après­-midi à savoir la vidéo de témoignages d’ »Aimer Sans Regrets » et une vidéo sur les maladies sexuellement transmissibles. Elles ont donné lieu à des échanges qui ont mis fin à la journée.

→  Quelques témoignages…

•  Un participant raconte son premier coup de foudre :  » J’avais 14 ans quand c’est arrivé avec la fille qui était déjà réservée comme femme à mon grand frère. On était allé au champ faire la cueillette ensemble et mon cœur a commencé par battre très fort pour elle. Mais, ce sentiment
était mélangé à de la peur, ce qui a fait que je ne l’ai pas touché « .

•  Une participante donne le témoignage d’un mari vraiment particulier :  » J’ai une amie qui s’est plainte de son mari. Ce dernier dit que la femme ne doit pas rouler à moto. Il a donc acheté une  bicyclette à son épouse et c’était difficile pour elle surtout pour son boulot d’animatrice. En plus,  chez eux le mari mesure le riz avec un petit bol et la femme doit fournir le rapport journalier des activités de chacun de leurs deux enfants « .

•  Un participant après la lecture de Deutéronome 23 v 1 a avoué que : « C’est la première fois que je découvre qu’on parle de testicules dans la Bible. Je ne savais pas que la Bible parlait de ces choses… »

Il faut préciser que la formation se déroulera en deux phases. La première phase qui vient de commencer est consacrée aux animateurs de l’institut « Compassion » du 16 au 20 novembre. La deuxième est réservée principalement aux pasteurs sur initiative de la FEME (Fédération des Églises et Missions Evangéliques) et se déroulera du 23 au 27 novembre.

→  Quelques images…

eff burkina 3

eff burkina

eff burkina 1

Formations VLC et SPC – Fin


Par Bertrand


 

Burkina-Faso : Fada-Ngourma – Formations VLC et SPC pour couples pastoraux

fev-20151

La fin du voyage de Bertrand au Burkina Faso…

Les dernières journées d’un séminaire sont souvent spéciales… la relation avec les participants passe très bien, l’ambiance est  « bon enfant » avec aussi la satisfaction d’avoir été augmenté pendant ces quelques jours ensemble.

Hier, nous avons parlé du PARDON et la possibilité a été donnée à chacun de décider de pardonner la ou les personnes qui lui ont fait du tort….  C’était un moment bien solennel avec beaucoup d’émotions douloureuses ressenties.  Mais cela n’était rien en comparaison de ce qui allait suivre…

En effet,  dans cette seconde partie de la matinée,  une question d’une participante faisait mention de certaines violences des maris sur leurs épouses.  Violences verbales et violences physiques…. cette soeur parlait de se faire « bastonner »  !

Cela a été l’occasion de parler en profondeur de cette attitude conjugale détestable mais si fréquente même parmi les chrétiens.  Il n’y a aucune cohérence entre l’identité d’enfant bien-aimé de Dieu et la violence vis à vis de mon conjoint…  A un certain moment, les femmes se sont mises toutes ensemble devant les hommes et les hommes leur ont demandé pardon de ne pas les avoir considérées à leur juste valeur et en leur montrant tant de brutalité… un moment extraordinaire… les femmes à leur tour ont demandé pardon et il y a eu des échanges ainsi très vrais et très profond. Une femme avait du mal à s’exprimer tant l’émotion et les pleurs la submergeaient.

Quelle semaine !  J’en ai aimé chaque minute !

Nous sommes rentrés en bus. Albert a décidé de m’accompagner jusqu’à Ouagadougou pour avoir un peu plus de temps pour parler ensemble « entre grands pères » !!!

Au moment de monter dans le bus,  j’avais en main 2 bouteilles de miel produit à l’Institut Biblique et que j’avais reçu en cadeau. Le chauffeur m’a dit que je ne pouvais pas prendre ce miel avec moi mais qu’il fallait au préalable, verser un peu de miel sur chaque roue du bus comme protection sur la route… Albert et moi,  avons discuté avec le chauffeur de cette croyance en refusant d’accomplir ce rite car nous étions chrétiens.  Il n’y a rien eu à faire et nous avons laissé le miel derrière nous, nous recommandant à la grâce de Dieu pour le voyage.

Je vous souhaite un bon week-end…. et je vous dis à lundi… en espérant que David (PILLON) prenne le relais et donne ses impressions sur notre vie à Abidjan.

Je prends l’avion pour Abidjan au milieu de la matinée (samedi).

Formations VLC et SPC – Suite 3


Par Bertrand


 

Burkina-Faso : Fada-Ngourma – Formations VLC et SPC pour couples pastoraux

Jeudi 5 février 2015, Bertrand a écrit :

Le jeudi est une journée spéciale à l’institut biblique !

Le directeur Albert s’étant aperçu que beaucoup d’enfants ne savaient pas quoi faire pendant cette journée hebdomadaire sans école, a organisé une prise en charge de ces enfants des villages environnants.

Ainsi 300 enfants viennent à l’institut. Ils sont pris en charge par une équipe d’étudiants pour un enseignement biblique et des jeux. Comme ils sont là pour la journée, ces enfants reçoivent un repas à midi et aussi une tenue adaptée.

C’est assez impressionnant de voire l’institut  rempli d’enfants qui courent partout et qui chantent dans les salles de classe.

Un détail important, beaucoup d’enfants sont accompagnés d’un parent, le père ou la mère, qui reste jusqu’au soir.  Aussi Albert organise un cours pour ces parents sur l’éducation des enfants… cet homme est vraiment plein d’idée et de ressources.

Vous allez me demander comment il finance ce projet ?

Il s’agit d’un partenariat entre l’église locale (environ 400 membres),  Compassion International et l’institut biblique.  En travaillant ainsi en synergie, le projet est mené à bien et pérenne puisque l’église locale prend de plus en plus ses responsabilités.
Il fait toujours aussi chaud ici même si nous ne sommes pas en pleine saison « chaude »…

A 13 heures,  il faut marcher sous un cagniar de plomb, une poussière qui pique les yeux, des lèvres sèches d’avoir trop parlé et de ne pas avoir assez bu…  vous êtes content d’atteindre votre maison de repos…. un peu d’ombre et un banc pour vous allonger afin de reprendre des forces…
Mais ce n’est rien à côté de tout le plaisir d’être avec tous les étudiants qui ne demandent qu’à recevoir, lire la Parole de Dieu et comprendre comment marcher avec le Seigneur.

L’attention était à son maximum ce matin quand nous avons parlé de la nature du combat spirituel,  l’endroit où il a lieu, les pièges à déjouer, comment gérer nos craintes et les ressources que nous avons à notre disposition pour être vainqueur.

Cet après midi aussi, l’attention des étudiants était bien présente et pour cause !

Sans tabou, nous avons parlé de la sexualité dans le couple… j’ai eu nettement l’impression que le sujet n’avait pas été traité depuis longtemps. Je m’attends à beaucoup de questions demain…

Formations VLC et SPC – Suite 2


Par Bertrand AUDEOUD


 

Burkina-Faso : Fada-Ngourma – Formations VLC et SPC pour couples pastoraux

fev-2015

Mercredi 4 février 2015, Bertrand a écrit :

Nous sommes déjà au milieu de notre séjour…

•   Vivre Libre en Christ :

Les étudiants sont toujours aussi attentifs et je fais attention d’aller doucement. Prendre le temps de lire lentement chaque verset cité, expliquer les mots et les expressions. Trouver une image, faire un sketch si nécessaire, un croquis au tableau…  Il faut multiplier les exemples de la vie chrétienne pour que les concepts prennent du sens pour chacun.

Les étudiants de 4ème année vont terminer leur formation en décembre 2015.

Trois mois plus tard, ils seront affectés dans leurs différentes régions d’origines pour exercer un ministère pastoral. S’ils n’intègrent pas leur identité d’enfants de Dieu, le repos dans l’amour de Dieu à leur égard, la marche par l’Esprit et les autres richesses qui sont les leurs à cause de l’oeuvre de Christ,  il y a de fortes chances que l’enseignement qu’ils apporteront autour d’eux soit empreint d’efforts à produire pour être acceptés et aimés de Dieu…  et ainsi le rétablissement de règles et de devoirs…
•   Savoir Parler aux Couples :
La formation pour les couples ne laissent personne indifférent !

Un jeune frère vient de me dire qu’il a souvent entendu des enseignements pour les couples mais jamais quelque chose d’aussi pratique et dans lesquels il peut se reconnaître si facilement.

Albert, le directeur et sa femme, Catherine, sont très précieux ! Ils savent intervenir et appliquer les principes bibliques du mariage par rapport aux pressions de la tradition qui pèsent sur les couples.  Le travail qu’ils font est impressionnant !

Imaginer 80 couples vivants à côté de chez vous… Les problèmes de couples et de familles sont nombreux. Ainsi Albert et Catherine sont comme des « parents » pour ces couples.

Ils me disent ce soir que l’enseignement soulève beaucoup de « poussière » dans les couples…  le carnet de rendez-vous se remplit pour eux… !!

Formations VLC et SPC – Suite 1

Burkina-Faso : Fada-Ngourma – Formations VLC et SPC pour couples pastoraux

Mardi 3 février 2015, Bertrand a écrit :
Comment se faire rapidement des amis dans un institut biblique ?
Dès les premières minutes de présentation au grand groupe devant moi,  j’ai sorti quelques cadeaux que nous avions achetés avec Geneviève vendredi dernier à Mulhouse…  un ballon de foot pour les hommes (vous auriez dû voir l’explosion de joie…) un vrai ballon de foot en cuir !  2 grosses boites de bonbons Haribo pour les enfants… et un énorme paquet de bonbons pour toute la classe…. 180 personnes ça fait du monde !

Ce matin, il y a eu beaucoup d’attention quand j’ai parlé du croquis en Adam et en Christ… Je vais lentement et nous lisons tous les versets dans la bible. Cela permet à la Parole de produire son effet.  Nous étudions les versets dans le détail pour trouver la compréhension et tout à coup, les visages s’éclairent…. cet instant est magique… 

Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son fils bien-aimé… c’est fait !!!  Cela a une résonance toute spéciale ici où les fétiches, les sacrifices, la crainte de Satan est partout…

Hier, j’ai demandé aux étudiants de faire un exercice le soir sur l’appréciation que nous avons de notre conjoint et les sentiments que cela procure… avec l’idée de ne pas communiquer le devoir à son conjoint… Cet après midi, tous avaient fait l’exercice et j’ai demandé aux couples de sortir pour partager avec leur conjoint… grand moment de joie… c’était beau de voir les couples parler ensemble sous les arbres…  après la rencontre un jeune m’a dit : « Bertrand, je ne te dirai pas ce que ma femme m’a dit mais c’était merveilleux… »

L’enseignement sur «  l’homme quittera ses parents » a bien bousculé les couples.  La grande majorité des participants reste dans la famille du mari… et les épouses n’ont rien à dire le plus souvent.  Mais cet après midi, j’ai demandé aux épouses des couples qui habitent encore dans la famille du mari de se lever pour nous dire comment elles vivent cela…  Nombreuses se sont exprimées pour raconter leur souffrance jusqu’à être au bord des larmes… c’était très touchant.  Leurs maris étaient là, écoutant cet instant de vérité. Cela va donner du grain à moudre dans les chaumières…

Nous sommes exactement dans la vocation et l’appel de la mission EFF-International :  former les futurs couples pastoraux et responsables au niveau de la famille…

Un grand MERCI à Bertrand pour ces récits passionnantset vivants qui nous immergent vraiment dans cette mission au Burkina-Faso.

Fada-Ngourma – Formations VLC et SPC pour couples pastoraux

Date : 2 – 6 févr. 2015
Lieu : Fada-Ngourma, Burkina Faso
Orateur : Bertrand AUDEOUD
Description :
– Formation VLC (Vivre Libre en Christ) le matin,
– Formation SPC (Savoir Parler aux Couples) l’après-midi.

80 couples pastoraux vont assister à ces formations dans un institut biblique de Fada-Njourma.
Des nouvelles… par Bertrand :

 

Samedi 31 janvier :

Un voyage sans encombre jusqu’à Ouagadougou et un accueil chaleureux par Abraham, un pasteur et un ancien de son église.

Logé à la mission SIM, j’ai retrouvé l’ambiance des « guest-houses » des missions américaines : un confort très simple et très plaisant.

Dimanche 1er février :

Alain Dixon et sa femme, missionnaires sur place m’ont conduit dans une église d’un quartier de la ville. J’ai pu présenter la Parole de Dieu devant un public bien attentif et surpris.

Fada N’gourma :

Le pasteur Daniel m’a conduit au bus de 13h00 pour aller à Fada N’gourma,  situé à 225 km de Ougadougou.  Un voyage en pleine chaleur sèche typique des pays du Sahel dans un bus non surchargé… ce qui n’est pas souvent le cas.   Tout est très sec avec des petits arbres et des maisons rondes en terre… et une poussière qui s’infiltre absolument partout.

Albert et Catherine, le couple directeur de l’Institut,  m’ont trouvé à la gare routière de Fada ce dimanche après midi pour me conduire au centre d’accueil missionnaire de la SIM sur place.  Belle chambre dans un hâve de paix…. toujours la même simplicité fonctionnelle.  Nous avons tout de suite bien accroché tous les 3.

Après les échanges d’usage, nous avons parlé de la semaine de travail devant nous à l’institut biblique pastoral.  Le concept est très intéressant puisque le cycle de formation des étudiants prend en compte les temps de semailles et des moissons. Ainsi les étudiants peuvent vivre des récoltes pendant qu’ils étudient.

Les difficultés dans ce temps de formation ici à Fada, résident dans le fait que tous les étudiants ne comprennent pas le français et que le temps de l’après-midi se limite à 1h30.

 

Je décide donc de mettre l’emphase sur VLC avec la traduction d’Albert car nous disposons de près de 4 heures le matin.

 

Les après midi, je vais enseigner pour les couples avec l’objectif qu’ils vivent la formation pour eux-mêmes d’abord.

 

Après la rencontre de l’après midi, nous allons jouer les prolongations avec les couples des enseignants et Albert et Catherine (6 couples) afin d’aller plus en profondeur et ainsi leur permettre eux-mêmes d’enseigner VLC dans les prochaines promotions.

Suite au prochain épisode…

Sujets de prière :

– la protection de Bertrand dans ses déplacements,

– les participants aux formations,

– les personnes qui l’accueillent…